Par Red Led le 12/07/2007
Test de la BCD3000 de Behringer
C’est un fait, l’informatique fait petit à petit son trou chez les DJs amateurs ou professionnels, et Behringer l’a compris. Même si l’instabilité de certaines configurations à base de PC asthmatiques donne de temps en temps quelques sueurs froides, il faut avouer qu’utiliser un ordinateur au centre de sa configuration a bien des avantages : ne plus avoir à transporter ses kilos de vinyles, une recherche plus rapide et aisée au sein de sa discothèque, une synchronisation des tempi simplifiée, etc. Certes, on perd le toucher souvent sensuel des bons vieux disques noirs, mais certaines interfaces tentent de recréer le côté accessible et efficace qui fait parfois défaut à l’outil informatique.
Ya du monde dans la boîte?
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Au déballage, on découvre une jolie boîte noire ressemblant fortement à sa grande sœur, la BFD2000 : à première vue seule la couleur diffère. Mais un petit logo attire de suite mon attention : ‘Traktor LE enabled’. C’est donc ici que se situe la principale nouveauté et elle est de taille : le logiciel s’est taillé une belle réputation dans le milieu et ce n’est pas un hasard… Le poids de la bébête est correct et elle semble bien assez lourde pour rester en place. Pour assurer une bonne stabilité, Behringer a pensé à fournir des petits morceaux de caoutchouc qu’il faudra coller sous les pieds de la BCD3000. Malheureusement, ce système s’avère très peu efficace : au bout de 30 minutes d’utilisation, j’avais déjà perdu un morceau et la table s’est mise à glisser telle Surya Bonaly sur la patinoire des Jeux olympiques d’Albertville. C’est donc un premier mauvais point, vous n’aurez plus qu’à jouer au McGyver et sortir de la glue surpuissante afin de fixer vos pieds en caoutchouc faits maison.
Mis à part les jogs qui sont en caoutchouc, le reste est fait de plastique mat et est assez agréable. Les faders linéaires n’ont pas tous la même résistance : le crossfader et les faders de volume sont assez lâches tandis que les variateurs de tempo se révèlent plutôt durs, c’est un très bon point. Mention très bien pour les encodeurs rotatifs qui respirent la qualité. J’émets cependant une réserve à propos des switchs qui font quant à eux un peu cheap…
Le manuel est assez succinct, mais polyglotte et finalement plutôt bien fait. Il faut aimer l’usage du tutoiement qui fait un peu ‘toi le jeune qui veut mixer dans les soirées’… En tout cas, toutes les possibilités de routing sont expliquées et même les câblages d’un XLR et d’un jack 6.35mm sont schématisés ! Bravo professeur Behri, les jeunes ont soif de connaissance.

